Les QR codes : ces pièges colorés qui nous guettent partout
Derrière leurs designs attrayants, une menace invisible pour vos données
Les QR codes dans notre quotidien
Vous savez, ces petits carrés qu’on croise à tout bout de champ – sur les menus au resto, les factures qui arrivent par mail, les affiches dans la rue, ou même pour se connecter vite fait. On les scanne presque machinalement, non ? Ils ont l’air si pratiques, inoffensifs. Mais voilà, les choses évoluent, et pas forcément pour le mieux en matière de sécurité. Des chercheurs à l’université Deakin, en Australie, ont fouillé là-dedans, et ce qu’ils ont déterré est plutôt alarmant : les QR codes ne sont plus ces grilles noires et blanches basiques. Maintenant, ils sont colorés, avec des logos incrustés, des formes arrondies, des fonds qui se mélangent à des images. Et ça ouvre grand la porte aux attaques de “quishing” – ce truc hybride entre QR et phishing, où on vous attire sur un site pourri sans que vous pigiez rien.

Pourquoi ces designs changent tout
Pensez-y deux secondes. Avant, on nous rabâchait de se méfier des liens bizarres dans les emails, de checker l’url avant de cliquer. Mais un QR code ? Tout est planqué jusqu’au scan. Les filtres anti-spam des messageries scrutent le texte, les liens en clair, mais une simple image de QR passe souvent sous le radar. Et avec ces versions “fancy”, c’est encore plus vicieux. Les petits modules – ces carrés qui font le code – sont déformés, recolorés, arrondis. Parfois un logo d’entreprise trône au milieu, ou un fond qui ressemble à une photo sympa. Ça marche toujours pour scanner, mais ça bousille les outils de détection classiques, qui s’attendent à un truc standard, noir et blanc. Du coup, les hackers contournent les sécurités automatiques, et nous, on tombe dans le panneau plus facilement.
Des chiffres qui font réfléchir
Selon des rapports comme celui de NordVPN, 73 % des Américains scannent ces machins sans vérifier la destination, et plus de 26 millions ont fini sur des sites malveillants rien qu’en 2025. C’est dingue, hein ? Et ce n’est pas que chez eux. La même année, la Federal Trade Commission aux US a mis en garde contre les QR suspects sur des paquets inattendus, et à New York, le département des transports a alerté sur des faux QR collés sur les parcmètres pour piquer des infos bancaires. Même des pros s’y mettent : les hackers nord-coréens du groupe Kimsuky glissent des QR piégés dans des emails ultra-ciblés, pour vous rediriger vers de faux sites Microsoft 365 ou Okta et rafler vos mots de passe. Des Russes ont fait pareil contre des parlementaires britanniques. Et avec les IA qui aident à rédiger des textes d’appât super convaincants – style “Scannez pour une urgence sur votre compte” – c’est encore plus dur de résister.
L’explosion des attaques
L’année dernière, Kaspersky a vu les emails de quishing passer de 47’000 à plus de 249’000 en quelques mois. Pourquoi ça grimpe comme ça ? Souvent, on scanne avec le téléphone, et là, les redirections passent par des sites légitimes, ce qui rend la détection compliquée. Chez Unit 42 de Palo Alto Networks, ils expliquent que ces QR stylisés exploitent justement ce point faible : évitent les scans sur ordi, où les protections sont plus solides.
Une solution pour contrer ça
Mais bon, il y a du positif. Les chercheurs de Deakin ont bossé sur ALFA, une méthode “safe-by-design” qui checke le QR direct au scan, avant même d’aller sur le lien. Pas la peine d’attendre d’atterrir sur un site douteux – ALFA regarde la structure, les couleurs, les déformations, et signale les suspects. Ils ont aussi FAST, un outil pour fixer les distortions visuelles dans ces QR fantaisistes, histoire de rendre l’analyse plus précise. Testé via une app mobile, ça s’intègre aux lecteurs QR normaux, sans tout chambouler. Pratique pour l’usage de tous les jours. Imaginez votre tel qui vous dit : “Attends, ce QR paraît louche, vérifie avant”.
Des conseils pour se protéger
Pour aller plus loin, des experts comme chez Hoxhunt ou TechTarget donnent des astuces concrètes. D’abord, regardez bien : le QR a l’air modifié, ou posé par-dessus un autre ? Utilisez un scanner qui montre l’url avant – beaucoup d’apps iOS ou Android le font maintenant. Évitez les sources inconnues, genre un QR dans un mail non demandé ou un sticker dans la rue. Pour payer ou se connecter, tapez l’adresse manuellement plutôt que scanner. Activez des filtres anti-spam costauds sur vos emails, avec des listes blanches pour bloquer le reste. Si vous avez scanné un truc suspect, stoppez tout, entrez rien, et checkez vos comptes pour des signes bizarres.
Restez vigilant, ça vaut le coup
En résumé, les QR codes sont utiles, mais une petite dose de prudence change tout. Comme pour les liens : une pause d’une seconde peut éviter un tas de galères. Prêt à booster votre cybersécurité ? Abonnez-vous maintenant à notre newsletter – des conseils concrets, sans bla-bla, pour protéger vos données tous les jours. Cliquez ici et ne ratez plus rien ! Qu’est-ce que vous en dites, vous avez déjà frôlé une arnaque comme ça ? Dites-le nous en commentaires.


